Mort à Venise de Thomas Mann

Mort à Venise de Thomas Mann
Courte étude de Mort à Venise de Thomas Mann et film de L. Visconti :


1) Les mythes qui entourent Venise :

a. La fête à Venise :
- V a inventé carnaval, comédie. Mythe Casanova entretient cette image de fête sensuelle.
- Aussi riche en art, musique

b. La mort à Venise :
- Mythe propagé époque romantique, jusqu'à 1ère GM. V avait perdu puissance, prospérité, renommé et était destiné à s'enfoncer dans lagune. Certaine nostalgie car perte de tout un patrimoine mondial.
- En outre, port + ouvert aux épidémies souvent ravageuses.
- Nombreux écrivains ou artistes ont aussi voulu mourir V et aujourd'hui tombent restent
La présence de mort dans les deux œuvres :- Ouverture film commence crépuscule et livre annonce fin période (avant 1ère GM), semble alors évident que G vient V pour mourir (tous les pers représente Europe juste avant chaos qui va déchirer continent
- Epidémie apparaît
- Mort pers principal qui a déjà malaise au début (âgé, fatigué et vit dans idée de mort car passé révolu) côtoyé par fantômes femme et fille)
- Tout les pers film réduit à état de fantômes (mort présente mais tout le monde vit avec envie de pas la voir, oublier vu qu'elle effraie)
- Thème du masque avec H en jaune et chanteur à l'hôtel s'accroche au rire (forcé de la chanson) pour nier présence mort. Retrouve rire artificiel chez aristocrates


1) Gustave, la figure même de l'artiste :

a. L'agonie :
- G est écrivain célèbre qui arrive plus à créer
- G porte en lui mort (passage devant miroir, la 1ère fois qu'on l'entend parler c'est sur la fuite du temps, le sablier)
- Avant que G regagne hall, arrêt sur photo de sa fille. Image qui suit 1ère Tadzio immobile alors que autres s'agitent autour. On comprend que Tadzio (qui n'a pas de père) remplace pers perdus dans vie G qui cherche à récréer passé mort.

b. Une course vaine après la beauté :
- Son ami le compare à chasseur qui court après proie sans parvenir à atteindre : c'est ce qui lui arrive avec Tadzio
- Tadzio représente pour G sa fille et un certain idéal, beauté divine recherché par tout artiste. Quête d'absolu malheureusement impossible : labyrinthe voué à l'échec.

# Posté le vendredi 01 juillet 2005 07:54

Modifié le samedi 02 juillet 2005 05:30

Autres trucs à savoir

Autres trucs à savoir
Voilà j'en ai fini avec les fiches de commentaires mais je vous donne encore quelques leçons de français à savoir

# Posté le vendredi 01 juillet 2005 08:01

Modifié le samedi 02 juillet 2005 05:32

La poésie classique

La poésie classique


1) Le vers :
- Le vers ou le mètre comporte un certain nombre de syllabes, définies d'après l'oreille.
- Le e muet ou caduc ne compte pas à la rime, s'efface lorsque le mot qui suit commence par une voyelle. La diérèse (séparation syllabique de deux voyelles comme « préci-eux ») et la synérèse (réunion syllabique de deux voyelles comme « l'ouvrier ») sont employé par les auteurs dans un souci d'expressivité.
- L'alexandrin (12 syllabes), Ronsard qui en a fait le ''vers héroïque'', employé dans le genre noble de l'épopée, s'affirme a l'époque classique comme vers de référence.
- L'octosyllabe, dominant au Moyen Age, est seulement réservé aux genres comiques et légers au 17ème.


2) Le rythme et les effets de musicalité :
- La césure sépare le vers en deux hémistiches.
- Le rythme produit des effets multiples en insistant sur un tel mot, en suggérant harmonie, heurt, précipitation, solennité, ...
- L'onomatopée est formée à partir du bruit qu'elle dénomme : le tic-tac du réveil.
- L'allitération est la répétition d'un même son consonantique (d/t)
- L'assonance est la répétition d'un même son vocalique.


3) La rime reprise régulière à la fin du vers d'un son, se définit par :
- son genre : féminine quand elle se termine par un e muet, masculine dans les autres cas
- sa qualité : pauvre quand elle ne reprend qu'1 seul son (jamais/frais), suffisante quand elle en reprend 2 (séjour/cour), riche au-delà de 2 (empire, soupir(e))
- sa disposition : où les rimes peuvent être embrassées, croisées, ou plates


4) Les formes poétiques :

a. Les formes courantes sont au Moyen-Âge et à la Renaissance :
- la ballade (danser) qui, construite sur les mêmes rimes, comporte 3 strophes (chacunes se terminent par un refrain) et un envoi au destinataire. Le nombre de vers de la strophe équivaut au nombre de syllabes de vers (huitain d'octosyllabes, dizain de décasyllabes...).
- le rondeau très utilisé au Moyen Age qui, devient + rare au 17ème. Il comporte 2 quintiles (AABBA), encadrant un tercet (AAB). Le 1er hémistiche revient en refrain à la fin du tercet et du 2nd quintil.
- le sonnet, importé d'Italie, il arrive en France au 16ème. Il est construit sur 14 vers groupés en 2 quatrains 2 tercets.
- l'Ode, répartie en strophes égales, avec des vers généralement courts, d'inspiration lyrique

b. Les formes plus libres du 16ème au 19ème siècle :
- le madrigal, court poème galant, trousse le compliment à la femme aimée
- l'élégie, caractérisée par la déploration du deuil ou les regrets de l'absence, tonalité plaintive, accents mélancoliques
- l'épigramme, satirique, condense en quelques vers spirituels une attaque enjouée ou cruelle
- les stances, forme poétique notamment utilisée au théâtre et qui est souvent argumentative

# Posté le vendredi 01 juillet 2005 08:04

Modifié le samedi 02 juillet 2005 06:05

La poésie nouvelle

La poésie nouvelle

La poésie au 19ème siècle s'affranchit des règles classiques, renouvelle des formes anciennes, et ouvre des voies inédites en modifiant radicalement le rapport entre prose et vers.


1) Vers, strophes et rimes :

a. Du vers libéré... :
- Sans rompre totalement avec les règles de la poésie versifiée, les romantiques renouvellent l'alexandrin : accentuation de la discordance entre la phrase et le vers, effacement de la césure qui engendre le trimètre romantique : « Cela vogue, cela nage, cela chavire » (V. Hugo)
- Les + libres combinaisons de mètres sont essayées par Hugo dans Les orientales et par Musset dans ses Premières poésies (1829).

b. ... Au vers libre :
- Le vers libre naît à la fin du 18ème. Il un mètre variable, la strophe régulière et les rimes sont abandonnées mais il conserve cependant le retour à la ligne, et le travail sur les sonorités et rythme est essentiel .C'est Rimbaud qui l'utilise le 1er dans Illuminations, publiés après sa mort (1895). Le vers libre séduit les poètes sensibles aux transformations du monde moderne (Apollinaire...).
- Le vers libre assouplit ou rejette la rime, pour la remplacer souvent par de simples assonances. Il se libère aussi des contraintes du rythme en devenant approximatif dans le décompte des syllabes. Il peut se segmenter (un vers démonté) ou s'intégrer dans un vers + long (vers emboîté) et quand il atteint une certaine longueur, le vers libre prend le nom de verset.


2) Le poème en prose :
- Une opposition traditionnelle différencie la prose (énoncé qui remplit les lignes de la page) de la poésie (structurée en strophes et présentant un système régulier de mètres et de rimes). Néanmoins, prise au sens large, la poésie peut-être considérée comme le caractère littéraire propre d'un texte. Aloysius Bertrand crée le genre nouveau du poème en prose dans Gaspard de la nuit (1842), qui influencera Baudelaire, Rimbaud, Lautréamont, Mallarmé...
- Les strophes disparaissent au profit de simples paragraphes et la longueur du texte est variable. Mais certaines caractéristiques de la poésie subsistent : l'organisation typographique perceptible, l'unité de sens et de composition, les répétitions, les images, la musicalité des variations du rythme, les allitérations et les assonances,... lui confère une harmonie visuelle.
- A la liberté d'écriture correspond une grande diversité des sujets : scènes de rue, paysages urbains, évocation d'un état d'âme, rêves, ...
Verlaine donne aux poètes de la fin du 19ème le nom de « poètes maudits » (voire « parias »)

# Posté le vendredi 01 juillet 2005 08:06

Modifié le samedi 02 juillet 2005 06:06

Argumenter

Argumenter

Argumenter, c'est réunir des moyens rhétoriques selon une stratégie : le locuteur choisit des arguments et des modes de raisonnements, les regroupe, les enchaîne ou les oppose dans un plan, en fonction d'une visée précise : soutenir ou réfuter une thèse.


1) Les moyens de l'argumentation :

a. Convaincre par un raisonnement logique :- La disposition typographique (§, ponctuations) renseigne sur la progression de l'argumentation
- Les connecteurs logiques peuvent établir une relation de cause, de conséquence, d'opposition, de concession, d'adjonction

Organiser le raisonnement :
- déduction : on part d'énoncés généraux, pour aboutir à une conséquence logique. Ainsi dans le syllogisme, une conclusion particulière est tirée de la conjonction de deux généralités, appelées prémisses (Les Italiens sont séducteurs ; or il est italien, donc il est séducteur). La déduction est alors contraignante pour le destinataire : s'il accepte les prémisses, il doit accepter la conclusion.
- induction : procédé à rebours : partant de faits particuliers (observation, expérience, ex), il aboutit à une conclusion, règle générale.
- concession : on admet quelques aspects de la thèse adverse pour mieux affirmer son point de vue dans un 2ème tps (certes...mais) On peut aussi anticiper ses objections : on réduit ainsi ses possibilité de réponses, en détruisant soi-même les objections qu'il aurait pu apporter ou en procédant par opposition en comparant les 2 thèses pour montrer la supériorité de la sienne.
- analogie : c'est une sorte de contagion qui rapproche des réalités comparables, et étend à l'une ce que l'on peut dire de l'autre
- par l'absurde : on démontre la fausseté d'une thèse adverse en faisant apparaître les conséquences illogiques ou inacceptables qu'elle aurait si on l'admettait. Cela peut aller jusqu'à la volonté de ridiculiser l'autre, en parodiant son discours.

Choisir les arguments :
Plusieurs types d'arguments peuvent épauler une thèse :
- les arguments de logique : leur vérité est de l'ordre de la cohérence, de la rationalité (être libre, c'est refuser l'esclavage).
- les arguments de valeur se réfèrent à des principes tenus pour acquis dans une société.
- les arguments d'expérience, souvent fondés sur l'observation ont la solidité du constat
- les arguments d'autorité s'appuient sur des références (littéraires, religieuses...) valorisées et jugées incontestables dans telle ou telle culture.

b. La stratégie de persuasion :
- L'engagement direct du locuteur est repérable par les marques d'énonciation personnelle (présence de la 1ère personne), les marques de jugement et de sentiment (modalisateurs, connotations, ponctuation expressive), le ton (affirmatif, cassant ou enthousiaste).
- la volonté de donner un caractère général à son point de vue : emploi de formules impersonnelles (il faut, on), recours aux maximes (formulations brèves de règles de conduite générales et intemporelles avec l'emploi du présent de vérité général)
- le souci d'impliquer directement le destinataire : emploi du « vous, tu », des apostrophes, des interpellations interrogatives.
- le recours à l'émotion : images percutantes, exclamations, exemples frappants,...Recours aux différents registres (pathétique, ironique...)


2) Les genres :
Certains genres sont argumentatif par nature : l'auteur s'adresse explicitement dans un but de persuasion. Il s'agit de l'essai, du manifeste, du pamphlet,... Mais un morceau argumentatif peut aussi être placé dans la bouche d'un personnage de roman, de théâtre.
Enfin, un texte apparemment non argumentatif peut cacher une visée persuasive : un récit ou une description, qui semblent se contenter des livrer les faits, contiennent une thèse implicite, d'autant + efficace qu'elle n'est pas manifeste. L'auteur ne formule pas directement sa thèse, il laisse au lecteur l'illusion de la liberté d'interprétation, mais il oriente en fait sa lecture grâce à des stratégies de persuasion indirectes allant de la simple suggestion à une véritable manipulation. La leçon restant à charge du lecteur, qui doit la déchiffrer. Dans le choix d'un mot, d'une connotation, d'un détail, d'un mouvement d'ensemble, il décèle un argument, une idée générale.

L'essai :
Ouvrage théorique qui présente la réflexion d'un auteur sur une question particulière.
- Sa forme se caractérise par une grande liberté : il suit généralement le déroulement de la pensée, ses hésitations, parenthèses, retours en arrière
- Les marques de subjectivité sont nombreuses : emploi fréquent de la 1ère pers, marques de jugement et du sentiment, emploi de termes à fortes connotations mélioratives ou péjoratives
- Le paradoxe (exposition d'une opinion qui est ou semble être en contradiction avec les idées communément admises) est l'une des figures privilégiées de ce type d'ouvrage
- Ponctuation est très expressive : interrogation, exclamations destinés à rendre compte d'une pensée

3) Les stratégies indirectes de l'argumentation :

a. L'implicite :
C'est l'arrière plan, ce que l'on ne formule pas mais qui est présent. On distingue :
- Le présupposé, nécessairement impliqué par ce que l'on dit (« Je ne fume plus » implique : « Avant je fumais »).
- le sous-entendu suppose une intention, et exige un décryptage par certains indices (tps, connotations, intonation), ainsi : « votre prédécesseur était très compréhensif » peut signifier : « Vous ne l'êtes pas » (c'est le compliment fait à un autre –très- et l'emploi de l'imparfait qui orientent ici l'interférence).
- l'insinuation est un type de sous-entendu malveillant d'une grande force polémique, qui vise à disqualifier l'adversaire. Elle est efficace car on peut nier avoir insinué qqch, alors qu'on ne peut pas nier avoir fait une déclaration explicite.

b. L'ironie :
L'ironie consiste à faire comprendre le contraire de ce qui est dit explicitement. Ce mécanisme d'antiphrase repose sur un dédoublement : le locuteur ne prend pas en compte les propos qu'il est en train de tenir, comme s'il citait quelqu'un d'autre pour s'en moquer. L'ironie vise ainsi à dénigrer ceux dont on fait semblant d'adopter la pensée.
Le locuteur compte sur la capacité du lecteur à décoder le message et lui adresse des signaux d'ironie : intonation, gestes, guillemets, exagération, litotes, euphémismes ou contradictions (paradoxes intenables, oxymores, incohérence,...).

# Posté le vendredi 01 juillet 2005 08:09