Lambeaux p 35 à 37 de Charles Juliet
1) Une journée particulière :
a. Annoncée par le contexte :
- 1ère foi où les s½urs n'ont pas de tâches ménagères, où elles peuvent se parler et partager quelque chose
- L'aînée prenait la place de mère, ménagère alors qu'aujourd'hui elle peut reprendre le rôle de s½ur
- 'Atmosphère pesante', oppressante de la maison se libère. La mère de Juliet oublie sa 'souffrance' de ne pouvoir libérer ce qu'elle garde en elle.
- La mère retourne à sa vie habituelle ensuite (p37) : elle retrouve le froid, la lumière grise, la solitude, le travail, l'absence de vie, de mouvements ('inerte'), l'enfermement ('murs' longuement décrits), la prison ('sépulcre')
==> Juliet montre l'importance, la singularité d'une journée extraordinaire avec de nombreuses antithèse très fortes : solitude/partage ; enfermement/évasion ; lumière/absence de lumière ; silence/expansion...
b. Une ouverture nouvelle :
La route symbole de l'évasion spirituel :
- 'cette route' revient au début et à la fin : symétrie, c'est elle qui éloigne le quotidien et c'est par elle que la Mère retourne à réalité : elle est pas décrite objectivement et est autant ouverture au début que fermeture à fin
- renforcé par 'chemin qui s'élève' (début p34) et 'lumière qui décline' (fin p36) : sorte élévation spirituelle, mystique : montée paradis/redescente enfer
La description subjective de la vallée :
Regard qui va du village restreint à immensité ciel : du bas, univers réel ; vers haut, évasion :
- 'maisons groupées autour église' : pour M, vision suggère vie avec religion comme pilier société
- 'toits ardoise grise' : absence couleur, joie, presque de vie, animation
- 'fumées qu'aucune brise dissipe' : pas mouvement, qqch étouffant, oppressant
- 'cimetière à l'écart village' : peut-être peur de finir ici, oubliée dans cimetière
- 'géométrie...' : de + en + couleurs ('ocre blancs, banche'), espace s'agrandit, ouverture ('épervier qui plane au dessus, des 2 cotés de la vallée, ligne horizontale, loin au-delà')
- 'immensité bleue' : description termine par espace infini, sans limite
Bilan :
texte construit sur montée vers absolu et descente rapidement rattrapé par réalité : tragique car quotidien ensuite encore + terrible, lourd.
c. Un moment d'exception :
- Parole libérée, M transporté en pleine euphorie, ivresse ('Quand ta griserie prend fin'), exaltation, hors du tps : elle peut s'exprimer sans obstacle, gène
- M se dévoile à s½urs puis a peur d'être allé trop loin
2) Les transports de l'héroïne :
a. Les étapes :
Etape du chemin :
- 'tout s'embrase' : état nouveau en train de naître, début évasion
- 'désir te vient de partager émotion' : envie de partage débute
Etape de l'élévation spirituelle :
Cheminement état intérieur M : d'abord voit ce qu'elle voit tous les jours puis regard monte et en même temps esprit s'élève dans contemplation complètement détachée réalité
- tout est empli de joie, sentiment béatitude ('radieuse, inonde, répand, insuffle pareille joie')
Moment de totale félicité :
- M s'ouvre et parle pers bible liés à elle (ont vécus 'malheurs, solitude et tristesse, pas compris' et même 'couvert de crachat' rappelle humiliation père et 'clouer sur une croix' car elle aussi s'est sacrifié pour autres)
- S'identifie à eux, est ainsi rassurée car lui prouvent qu'elle existe, que sa vie compte
b. Du profane à l'exaltation mystique :
- M a tjrs besoin de sortir monde réel et profane dans lequel elle souffre
- Toute sa religion l'aide à gravir moment d'extase spirituel
- Pers bibliques permettent identification M et corde pour gravir pente
==> Passage après (p37-38) appuie idée place importante religion, quand M va Eglise, c'est surtout pour son besoin entendre paroles qui partagent ses sentiments. Elle se reconnaît dans sermons
==> Enjeu principal extrait : relation M avec religion, chose qui est à peine effleuré dans reste histoire
1) Une journée particulière :
a. Annoncée par le contexte :
- 1ère foi où les s½urs n'ont pas de tâches ménagères, où elles peuvent se parler et partager quelque chose
- L'aînée prenait la place de mère, ménagère alors qu'aujourd'hui elle peut reprendre le rôle de s½ur
- 'Atmosphère pesante', oppressante de la maison se libère. La mère de Juliet oublie sa 'souffrance' de ne pouvoir libérer ce qu'elle garde en elle.
- La mère retourne à sa vie habituelle ensuite (p37) : elle retrouve le froid, la lumière grise, la solitude, le travail, l'absence de vie, de mouvements ('inerte'), l'enfermement ('murs' longuement décrits), la prison ('sépulcre')
==> Juliet montre l'importance, la singularité d'une journée extraordinaire avec de nombreuses antithèse très fortes : solitude/partage ; enfermement/évasion ; lumière/absence de lumière ; silence/expansion...
b. Une ouverture nouvelle :
La route symbole de l'évasion spirituel :
- 'cette route' revient au début et à la fin : symétrie, c'est elle qui éloigne le quotidien et c'est par elle que la Mère retourne à réalité : elle est pas décrite objectivement et est autant ouverture au début que fermeture à fin
- renforcé par 'chemin qui s'élève' (début p34) et 'lumière qui décline' (fin p36) : sorte élévation spirituelle, mystique : montée paradis/redescente enfer
La description subjective de la vallée :
Regard qui va du village restreint à immensité ciel : du bas, univers réel ; vers haut, évasion :
- 'maisons groupées autour église' : pour M, vision suggère vie avec religion comme pilier société
- 'toits ardoise grise' : absence couleur, joie, presque de vie, animation
- 'fumées qu'aucune brise dissipe' : pas mouvement, qqch étouffant, oppressant
- 'cimetière à l'écart village' : peut-être peur de finir ici, oubliée dans cimetière
- 'géométrie...' : de + en + couleurs ('ocre blancs, banche'), espace s'agrandit, ouverture ('épervier qui plane au dessus, des 2 cotés de la vallée, ligne horizontale, loin au-delà')
- 'immensité bleue' : description termine par espace infini, sans limite
Bilan :
texte construit sur montée vers absolu et descente rapidement rattrapé par réalité : tragique car quotidien ensuite encore + terrible, lourd.
c. Un moment d'exception :
- Parole libérée, M transporté en pleine euphorie, ivresse ('Quand ta griserie prend fin'), exaltation, hors du tps : elle peut s'exprimer sans obstacle, gène
- M se dévoile à s½urs puis a peur d'être allé trop loin
2) Les transports de l'héroïne :
a. Les étapes :
Etape du chemin :
- 'tout s'embrase' : état nouveau en train de naître, début évasion
- 'désir te vient de partager émotion' : envie de partage débute
Etape de l'élévation spirituelle :
Cheminement état intérieur M : d'abord voit ce qu'elle voit tous les jours puis regard monte et en même temps esprit s'élève dans contemplation complètement détachée réalité
- tout est empli de joie, sentiment béatitude ('radieuse, inonde, répand, insuffle pareille joie')
Moment de totale félicité :
- M s'ouvre et parle pers bible liés à elle (ont vécus 'malheurs, solitude et tristesse, pas compris' et même 'couvert de crachat' rappelle humiliation père et 'clouer sur une croix' car elle aussi s'est sacrifié pour autres)
- S'identifie à eux, est ainsi rassurée car lui prouvent qu'elle existe, que sa vie compte
b. Du profane à l'exaltation mystique :
- M a tjrs besoin de sortir monde réel et profane dans lequel elle souffre
- Toute sa religion l'aide à gravir moment d'extase spirituel
- Pers bibliques permettent identification M et corde pour gravir pente
==> Passage après (p37-38) appuie idée place importante religion, quand M va Eglise, c'est surtout pour son besoin entendre paroles qui partagent ses sentiments. Elle se reconnaît dans sermons
==> Enjeu principal extrait : relation M avec religion, chose qui est à peine effleuré dans reste histoire
