Les voyages de Gulliver de Jonathan Swift
(extrait : casser les œufs par le petit bout et guerre)
1) La dénonciation d'un processus :
• Le Rapport cause/conséquence logique débute par un motif futile et finit sur des conséquences tragiques (pertes humaines sérieuses (6 révoltes, exil des soulèvements, 11000 morts)).
• Départ au sein d'une famille impériale puis répercussion sur le peuple victime.
• Énorme décalage entre la guerre, les morts et les décisions prises ultérieurement (publication édit royal, interdiction livres (censure)) => les dirigeants ne sont pas touchés.
• C'est un mouvement général que personne ne peut arrêter, ni hommes, ni politiques, ni l'Église, ni les ambassadeurs, ni la Justice avec ses lois. Ils déclenchent puis amplifient eux-mêmes le conflit.
• Construction : début (contexte actuel présent) lg 3 (chronique historique au temps passé: narrateur expose l'origine du conflit, la suite de conséquences, les tentatives de résolution et l'absence de vrai résolution) lg 37 (contexte initial présent + passé composé : prolongement du conflit, fait penser qu'il ne s'arrêtera jamais) fin.
• Ampleur conflit : 'guerre à mort, formidables puissances' (début) et 'guerre sanglante, empires' (fin)
2) Un conte philosophique où se mêle ironie et satyre :
a. Ironie :
• Nombreuses hyperboles : 'formidables, les plus graves, notre grand prophète...'
• '' antithèses : 'sous peines des sanctions les plus graves de casser leurs œufs par le petit bout, préfère mourir plutôt que de céder et de casser leur œufs' : montre bien l'origine ridicule de cette guerre.
'Nous ont fait remontrances... d'avoir provoqué schisme' : intolérance, arbitraire injustifié de l'Église
• Marques de jugement : 'bien sûr, à mon humble avis...'
==> Swift se moque du récit et des protagonistes en racontant avec légèreté alors que les faits sont graves et tragiques.
b. Satire :
• Traits caricaturaux : 'Gros-Boutiens'
• Des empereurs : parce qu'un empereur veut casser les œufs par le petit bout, tout le monde doit s'incliner. Ils agissent avec trop de légèreté (Caprice de roi)
• Des religieux : aggrave la situation par des accusations au lieu d'y mettre fin, leur intolérance (sectes, schismes), se retire ensuite du problème (ne se sentant pas concernés)
Bilan :
• Conte philosophique, où évolue un monde irréel de fantaisie (noms, motifs de guerre) et d'exotisme (coran : monde musulman, île).
• Swift fait prendre conscience de la nature humaine, du fonctionnement de la Société et utilise un détour illustrant le contexte historique du 18ème pour parler de son époque et critiquer les gens de la Cour et l'Église. (Idem dans Candide)
• Art de raconter : éveiller la réflexion implicite, l'esprit d'intolérance, le déferlement de haine, l'incompétence des dirigeants hauts placés (fin suggère que la guerre ne finira jamais, absence de solutions) ...
(extrait : casser les œufs par le petit bout et guerre)
1) La dénonciation d'un processus :
• Le Rapport cause/conséquence logique débute par un motif futile et finit sur des conséquences tragiques (pertes humaines sérieuses (6 révoltes, exil des soulèvements, 11000 morts)).
• Départ au sein d'une famille impériale puis répercussion sur le peuple victime.
• Énorme décalage entre la guerre, les morts et les décisions prises ultérieurement (publication édit royal, interdiction livres (censure)) => les dirigeants ne sont pas touchés.
• C'est un mouvement général que personne ne peut arrêter, ni hommes, ni politiques, ni l'Église, ni les ambassadeurs, ni la Justice avec ses lois. Ils déclenchent puis amplifient eux-mêmes le conflit.
• Construction : début (contexte actuel présent) lg 3 (chronique historique au temps passé: narrateur expose l'origine du conflit, la suite de conséquences, les tentatives de résolution et l'absence de vrai résolution) lg 37 (contexte initial présent + passé composé : prolongement du conflit, fait penser qu'il ne s'arrêtera jamais) fin.
• Ampleur conflit : 'guerre à mort, formidables puissances' (début) et 'guerre sanglante, empires' (fin)
2) Un conte philosophique où se mêle ironie et satyre :
a. Ironie :
• Nombreuses hyperboles : 'formidables, les plus graves, notre grand prophète...'
• '' antithèses : 'sous peines des sanctions les plus graves de casser leurs œufs par le petit bout, préfère mourir plutôt que de céder et de casser leur œufs' : montre bien l'origine ridicule de cette guerre.
'Nous ont fait remontrances... d'avoir provoqué schisme' : intolérance, arbitraire injustifié de l'Église
• Marques de jugement : 'bien sûr, à mon humble avis...'
==> Swift se moque du récit et des protagonistes en racontant avec légèreté alors que les faits sont graves et tragiques.
b. Satire :
• Traits caricaturaux : 'Gros-Boutiens'
• Des empereurs : parce qu'un empereur veut casser les œufs par le petit bout, tout le monde doit s'incliner. Ils agissent avec trop de légèreté (Caprice de roi)
• Des religieux : aggrave la situation par des accusations au lieu d'y mettre fin, leur intolérance (sectes, schismes), se retire ensuite du problème (ne se sentant pas concernés)
Bilan :
• Conte philosophique, où évolue un monde irréel de fantaisie (noms, motifs de guerre) et d'exotisme (coran : monde musulman, île).
• Swift fait prendre conscience de la nature humaine, du fonctionnement de la Société et utilise un détour illustrant le contexte historique du 18ème pour parler de son époque et critiquer les gens de la Cour et l'Église. (Idem dans Candide)
• Art de raconter : éveiller la réflexion implicite, l'esprit d'intolérance, le déferlement de haine, l'incompétence des dirigeants hauts placés (fin suggère que la guerre ne finira jamais, absence de solutions) ...
