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Les fées de Charles Perrault

Les fées de Charles Perrault
Les fées de Charles Perrault


Intro :
Il s'agit d'un conte merveilleux qui nous projette dans un ailleurs spatial/temporel indéfini.
Il suscite le rêve tout en donnant une image des schémas sociaux/familiaux.
Il s'appuie ici sur une vision manichéenne (sans nuances, entière) entre bien et mal.


1) Une lecture symbolique :
• Indices spatio-temporels universels ('Il était une fois')
Peu de détails pour que le lecteur puisse les imaginer et une valeur symbolique qui donne de la profondeur au texte :
- La cuisine, logis : espace domestique, fermé où la cadette est prisonnière, au service des autres.
Famille déséquilibrée par l'absence du père
- demi lieue, fontaine : espace ouvert aux rencontres. L'eau = miroir, fontaine révèle véritable nature.
- bois, forêt : espace mystérieux, magique plutôt sombre et inquiétant.
Le pers y affronte les épreuves qui vont le révéler. Lieu de jugement
• La relation mère/marâtre permet au lecteur de se reconnaître aux situations,
Et s'identifier aux personnages peu décrits (archétype représentant un trait/caractère). Les prendra pour modèle.
• Amène l'enfant à penser que lui aussi connaîtra un renversement de situation où il finira heureux, c'est pourquoi il doit avoir certaines qualités.
Essaye d'apaiser les tensions, les questionnement, les réflexions de l'enfant.


2) Un schéma narratif au service de l'argumentation entre le bien et le mal :
• Perrault suit un fil conducteur reposant sur une comparaison : suites parallèles d'actions qui se répètent.
• Série d'antithèses : opposition du portrait entre les deux s½urs (orgueilleuse, désagréable /douceur, bonne honnête (belle : selon le code chrétien, une pers qui a des qualité)
Opposition des deux apparences de la fée, des situations d'épreuves... Pour opposer dans un but moral, la vision manichéenne entre le Bien et le Mal, la Bonté et la Méchanceté.
• Volonté didactique (d'enseigner) de Perrault. Elles ont presque les mêmes situations mais c'est le don et leur attitude face à lui qui les révèlent, les juge et les départagent. A la fin elles sont chassés toutes les deux (l'ainée meurt, la cadette vit heureuse) : vision chrétienne : chaque acte, attitude à sa juste appréciation.
Remarque : la ressemblance des deux filles avec la mère (pour l'ainée) ou père défunt (pour la cadette) : thématique profonde : elles doivent conquérir leur indépendance, autonomie. L'aînée n'y parvient pas car elle est trop attaché à sa mère


3) D'autres éléments de persuasion :
• Registre pathétique : ('Entre autre chose, pauvre, il fallait, grande, deux fois le jour, plein... ') cherche à inspirer de la pitié au lecteur.
• Champ lexical de la générosité ('ma bonne mère, belle fille, rinçant aussitôt, au + bel endroit...').

# Posté le jeudi 30 juin 2005 06:00

Modifié le dimanche 23 août 2009 05:24

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