Avant propos

Avant propos
Alors mes petits pour être bien clair sur le contenu de ce blog :

Je vous offre une série de fiches de commentaires de textes que j'ai eu pour le bac. Disons que ça m'a bien aidé et je trouve égoïste de ne pas en faire profiter les fainéants qui recherchent un peu d'aide...

Ce blog existe depuis plus de trois ans, donc certains sites ou blogs on eu le temps de se servir et on retrouve mes commentaires un peu partout sur le net, gratuits ou non. Donc arrêtez de me dire que j'ai copié le commentaire d'un site, c'est l'inverse : j'ai entièrement écrit ces commentaires il y a trois ans.

Sachez aussi que ces commentaires de texte sont le condensé de mes cours, de mes devoirs (justes) et aussi de quelques annexes trouvées par ci par là. Donc elle devraient être assez complètes (j'espère) . Puisque tout le monde me le demande j'ai eu 17 au bac de français (écrit) dans la section ES.

Aussi les articles sont pris sous formes de notes rapides normalement assez faciles à déchiffrer. Laissez moi vos coms quand telle ou telle fiche vous a aidés ça me permettra de savoir si ce blog vaut le coup.

Voilà assez parlé, place à la connaissance et apprenez à aimer le français autant que je l'adore (si si c'est possible !). Bizzz
# Posté le jeudi 30 juin 2005 05:36
Modifié le mardi 27 janvier 2009 05:09

La Préface des Fables de La Fontaine

La Préface des Fables de La Fontaine
La Préface des Fables de La Fontaine


Intro :
• La préface est une forme particulière d'essai (1ère pers qui prend position) pour s'adresser au lecteur, pour lui faire part de ses arguments, pour montrer que son livre vaut la peine et se défendre.
C'est donc un texte argumentatif qui pose la question : Quel est l'enjeu des fables ?
• Thèse : il défend la fable, considérée comme genre mineur, traditionnellement destinée aux enfants à son époque.


1) Convaincre : LF nous apporte des preuves
• Raisonnement analogique (comparaison), lg 23 : 'de même aussi'
Compare à la géométrie, point commun : par de petites choses on arrive aux + grandes
• Raisonnement déductif, compare la fable à d'autres genres importants (modèle dit indépassable) :
La Vérité s'adresse aux Hommes par le biais des paraboles de la Bible (sacrée), c'est un apologue.
Donc par syllogisme, la fable est porteuse de vérité et mérite la même considération
• Le recours à l'argument de vérité : référence à Platon qui donne + de poids à sa thèse (épopée – estimée pour Platon)
• Comme les genres nobles, elle :
- amène sagesse et vertu (lg 9, 10, 24)
- simple à comprendre (lg 4)
- adaptée à l'esprit des enfants (lg18)


2) Persuader :
•3 questions de rhétorique
•Répétition de l'impératif 'Dites' (lg 12, 14)
•Association avec le lait qui rend la fable aussi indispensable et donne l'idée d'avidité
•LF élargit au fil du texte le cercle des pers qu'il veut faire adhérer à sa thèse :
Je => nous (je + lecteur même civilisation chrétienne) => on (tlm)


3) L'art de plaire en instruisant :
• La fable du renard et du bouc est utilisée comme exemple avec l'histoire de Crassus
• LF en déduit que la fable à + d'effet sur l'enfant car elle a un aspect concret et une forme figurative allégorique. Elle se grave + facilement dans l'esprit que l'idée abstraite qu'elle symbolise. Efficacité pédagogique de l'apologue : aspect plaisant et apport de leçon morale.


Bilan :
Utilise l'implicite, c'est au lecteur de formuler sa propre pensé : + efficace (syllogisme, rhétorique). Son habilité permet finalement à le convaincre.
« L'apologue est composé de deux parties, dont on peut appeler l'une le corps, l'autre l'âme. Le corps est la fable ; l'âme, la moralité. »
# Posté le jeudi 30 juin 2005 05:46
Modifié le mercredi 11 février 2009 10:24

Les fées de Charles Perrault

Les fées de Charles Perrault
Les fées de Charles Perrault


Intro :
Conte merveilleux qui nous projette dans un ailleurs spatial/temporel indéfini.
Suscite le rêve tout en donnant une image des schémas sociaux/familiaux.
S'appuie ici sur une vision manichéenne (sans nuances, entière) entre bien/mal.


1) Une lecture symbolique :
• Indices spatio-temporels universels ('Il était une fois')
Peu de détails pour que le lecteur puisse les imaginer et une valeur symbolique qui donne de la profondeur au texte :
- La cuisine, logis : espace domestique, fermé où la cadette est prisonnière, au service des autres.
Famille déséquilibrée par l'absence père
- demi lieue, fontaine : espace ouvert aux rencontres. L'eau = miroir, fontaine révèle véritable nature.
- bois, forêt : espace mystérieux, magique plutôt sombre et inquiétant.
Le pers y affronte les épreuves qui vont le révéler. Lieu de jugement
• Relation mère/marâtre permet au lecteur de se reconnaître aux situations,
Et s'identifier aux pers peu décrits (archétype représentant un trait/caractère). Le prendra pour modèle.
• Amène enfant à penser que lui aussi connaîtra un renversement de situation où il finira heureux, c'est pourquoi il doit avoir certaines qualités.
Essaye d'apaiser les tensions, les questionnement, réflexions de l'enfant.


2) Un schéma narratif au service de l'argumentation entre le bien et le mal :
• Perrault suit un fil conducteur reposant sur une comparaison : suites parallèles d'actions qui se répètent.
• Série d'antithèses : opposition du portrait entre les 2 s½urs (orgueilleuse, désagréable /douceur, bonne honnête (belle : selon le code chrétien, une pers qui a des qualité)
Opposition des 2 apparences de la fée, des situations d'épreuves... Pour opposer dans un but moral, la vision manichéenne entre le Bien et le Mal, la Bonté et la Méchanceté.
• Volonté didactique (d'enseigner) de Perrault. Elles ont presque les mêmes situations mais c'est le don et leur attitude face à lui qui les révèle, les juge et les départage. A la fin elles sont chassés ttes les 2 (2ème meurt, 1ère vit heureuse) : vision chrétienne : chaque acte, attitude à sa juste appréciation.
Remarque : ressemblance mère/père défunt : thématique profonde : elles doivent conquérir leur indépendance, autonomie. L'aînée n'y parvient pas car elle est trop attaché à sa mère


3) D'autres éléments de persuasion :
• Registre pathétique : ('Entre autre chose, pauvre, il fallait, grande, 2 fois le jour, plein... ') cherche à inspirer de la pitié au lecteur.
• Champ lexical de la générosité ('ma bonne mère, belle fille, rinçant aussitôt, au + bel endroit...').
# Posté le jeudi 30 juin 2005 06:00
Modifié le mercredi 11 février 2009 10:28

Les animaux malades de la peste de La Fontaine

Les animaux malades de la peste de La Fontaine
Les animaux malades de la peste de La Fontaine


Intro :
• Fable distrayante, avec une description des circonstances, des pers, rune ichesse du dialogue. LF donne autan d'importance au récit qu'à la morale mais garde une visée satirique. On assiste ici à une démonstration de la loi sociale, la raison du + fort.
• Fable amène réflexion sur l'injustice à cause de la décision politique qui consiste à trouver un "bouc émissaire" dont le sacrifice sauvera la société du fléau qui l'accable.


1) Une fable habilement menée :

a. Un Préambule qui rappelle les récits mythologiques tragiques :
• Intrigue évoque tragédie d"¼dipe roi" (Sophocle) : Thèbes ravagée par peste, recherche coupable de ce châtiment divin.
• Epidémie : mal – fréquent mais redouté, il garde des souvenirs terribles au 17ème. C'est une excellente crise pour l'observation des relations humaines.
• La peste est définie par 2 appositions avant d'être nommée, ce qui crée une attente progressive, pressante en gradation.
• Registre dramatique : - Allitération en r : « répand, terreur, guerre »
- Hyperbole, voc violent, rimes masculines (fureur, terreur) : dureté
- Idée du destin, non issue ('Mal que le ciel en sa fureur. Inventa pour punir' : Dieu envoi un châtiment aux Hommes) et Ciel. Achéron connotation enfer, damnation, bcp de gens touché)
- 'les tourterelles se fuyaient : symbole de l'amour'
• Évocation nostalgique (imparfait), d'un tps normal sans peste mais où le loup mange la douce et innocente proie. Le souvenir annonce le présage qu'on sacrifiera encore l'innocent.

b. Variété, diversité :
• Versification (rimes embrassées et longueurs irrégulières), accélération
• Alternance récit / discours : discours direct aux personnages importants, indirects aux autres
• Différentes tonalités (ironie, tragédie)

c. Des animaux qui font allusion aux Hommes et à leur relation :
- Cadre scène : procès tribunal (champ lexical justice), intervention : plaidoyer, réquisitoire (Prise de parole par ordre hiérarchique (du + puissant au + faible))
- Pers avec caractères personnels identifiables :
• Lion : roi, pouvoir, puissant, féroce, habile, intelligent, 'Le lion tint conseil': définit règles du jeu.
• Renard : ruse, flatte le roi, relativise péché du roi en les honorifiant
• Loup : beau parleur ('quelque peu clerc, prouva par sa harangue'), prononce le réquisitoire et accable l'âne pour ne pas avoir à s'accuser ensuite + insulte = cruauté (discours indirect libre)
• Tigre et Ours : puissance, représente la société aristocratique
• Ane : bêtise, naïveté, honnêteté => douce et innocente proie
• Dans le discours élogieux du renard les moutons sont les représentants du 'bas peuple', profondément méprisé, et que l'on peut impunément exploiter.


2) La différence d'éloquence du Lion et de l'Ane :

a. La stratégie du Lion :

Persuader :
• Rappelle côté tragique/dramatique : affirme autorité, rappelle qu'il est représentant Dieu
• Ton solennel, grave : donne majesté ('Ciel, nos péchés cette infortune, se sacrifie, céleste courroux')
• Ton familier 'Mes chers amis' : se place au même niveau de ses sujets pour les amadouer (en décalage avec sa noblesse de là on peut le suspecter d'hypocrisie).
• Jeu pronoms : 'je' remet sa place royale : justifie ses propos qu'on ne peut contredire car c'est le roi ; le 'nous' lui donne rôle porte parole, agit pour collectivité ; le 'on' donne une vérité générale
• Modalisateurs (° d'adhésion de l'énonciateur à l'énoncé) : 'je crois que, peut-être, je pense', donne sagesse, n'impose rien pour faire croire débat ouvert.
• Examen de conscience : donne image habile, manipulatrice : 'dévoré force mouton même parfois berger' : ses péchés le rendent cruel, féroce, sans scrupules
• Exagération amusée. 'Appétit de glouton, force moutons'
• Manie ironie: 'me dévouerai donc/s'il le faut': sous-entend le fera pas et invite courtisans à s'y opposer.

Convaincre :
• Discours construit logiquement : lg 15 (expose la situation) lg 20 (invite les autres) lg 24 (propre confession) lg 29 (invite les autres) lg 33. Marqué par connecteurs
• Avoue lui-même, donne l'exemple pour confession des autres (impératifs).
• Argument d'autorité (lg 21-22) : donne appui a son discours en prenant pour référence fait historique
• Le dialogue interne à son discours (" Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense. " ).

b. L'intervention du Renard : Son habileté réside dans le "non-dit"
• Attend pareil examen de conscience, mais, fin courtisan et conforme à la tradition du pers, il s'en garde bien. Se contente éloge des + flatteuses au Roi, par expressions hyperboliques ('trop bon, scrupule, trop de délicatesse, leur fîtes bcp d'honneur').
• Sonorités grinçantes entre assonances de i et allitérations de s et r (sifflantes et vibrantes), confèrent au propos plus d'habileté encore.
• Arguments simplistes. Dit rien sur lui-même (absence 1ère pers), flatter lui permet de se faire oublier.

Remarque : "et flatteurs d'applaudir" : infinitif de narration, marque empressement des courtisans à suivre la règle du jeu : ils y ont intérêt !

c. L'échec de l'âne condamné d'avance :
• Par opposition à tous autres animaux cités, n'est pas prédateur. Psychologiquement, naïf, prend au sérieux discours Roi, ignore règle du jeu courtisan. Honnête, un peu ridicule dans son sérieux,
• 1ère faute vouloir imiter les grands: "L'âne vint à son tour, et dit:" même structure présentation Lion.
• Absence connecteurs : absence analyse situation, se contente raconter faits d'un souvenir : naïveté
• Se rend coupable lui-même (lg 54, d'avoir été tenté par le Diable)
• Allusion au Diable + pré de moines (les + gros propriétaires fonciers de l'époque) + idée de gourmandise: intensifie sa faute du fait que se soit le Ciel qui se venge, donc c'est lui le coupable
• Paroles déroulent dans climat apparemment serein, ouvert. L'âne, rassuré et naïf, parle franchement.
• LF ici a pas recherché rupture, mais harmonie pers/sa parole. Parle comme il est, sans masque.
• Surprise : réaction commune et immédiate foule: "à ces mots on cria haro". Bouc émissaire trouvé, (vers même empressement et unanimité qu'au v.43)

==> Celui qui va gagner, le + fort : a tout calculé, analysé, 'celui qui a force d'esprit' et 'pouvoir parole'



3) Une scène critique de la justice et du pouvoir :
Si La Fontaine ne s'apitoie guère sur le sort de l'âne, il ironise sur la Cour et les puissants :

a. La justice est évoquée mais c'est davantage une satire des 'jugements de cour' :
• Lexique de la justice et religieux (« expier, péché »)
• Scène représentant le tribunal (défilé à la barre des animaux)
• Solennité de la scène : vocabulaire hyperbolique, scène grandiose
• Rôle du loup : sorte d'avocat général qui dévoue l'Ane
• Justice du conseil qui ne juge pas le crime mais le rang social
• Injustice soulignée contrastée par accumulation crimes de sang/crime de l'âne

b. Le fabuliste prend parti par ironie contre la cour aussi :
• Marques de jugement : 'douce et innocente proie' : allusion aux faibles et annonce suite pour Ane ; 'On n'osa trop approfondir', 'les – pardonnables offenses', 'de petits St', 'ts les gens querelleurs', jusqu'aux simples matins (antithèse)'
• 'Sa peccadille (petit péché le loup dirait « crime abominable ») fut jugé un cas pendable' : opposition entre sa faute légère et sa conséquence tranchante ; 'Manger l'herbe d'autrui ! Quel crime abominable' => souligne l'injustice et sa mort + que pitoyable
• 'Un loup quelque peu clerc' : le narrateur dit savant pour sous-entendre cruel, ignoble


c. Bilan :
• LF est clairement contre les puissants pour les faibles. Satyre qui attaque le fonctionnement de cette cour à son époque où les puissants s'attribuent tous les droits et n'en reconnaissent aucun aux faibles.
• Ironise aussi sur leur hypocrisie, fait de feindre de se conformer à la morale, de faire examen de conscience, mais se dépêchent de s'exonérer ensuite de toute faute ;
• Raille aussi naïveté des petits, prennent sérieux discours Roi, Cour et ne savent réagir contre injustice.
• Ironie et détour par animaux permettent protection car seul destinataire attentif comprend critiques.


Conclusion :
LF utilise tous ses talents conteur. Interventions successives différents animaux, Lion, Renard puis Ane, tous représentant classe sociale, constituent pour beaucoup à servir la morale. A fin fable, ellipse avant chute moralité : on ne sait si peste va disparaître avec sacrifice innocent mais qu'est donc la peste, sinon cette atmosphère empoisonnée de mensonge, calculs, hypocrisie, flatterie... où seule honnêteté est punie ?
# Posté le jeudi 30 juin 2005 06:21
Modifié le mercredi 11 février 2009 10:32

Les voyages de Gulliver de Jonathan Swift (épisode de la guerre)

Les voyages de Gulliver de Jonathan Swift (épisode de la guerre)
Les voyages de Gulliver de Jonathan Swift
(extrait : casser les oeufs par le petit bout et guerre)


1) La dénonciation d'un processus :
• Rapport cause conséquence logique débutant par motif futile => conséquences tragiques (pertes humaines sérieuses (6 révoltes, exil des soulèvements, 11000 morts)).
• Départ au sein d'une famille impériale puis répercussion sur le peuple victime.
• Enorme décalage entre guerre, morts/décisions prises ultérieurement (publication édit royal, interdiction livres (censure)) => dirigeants pas touchés.
• Mouvement général que personne ne peut arrêter, ni hommes, politiques, Eglise, ambassadeurs, justice avec lois. Ils déclenchent puis amplifient eux-mêmes le conflit.

• Construction : début (contexte actuel présent) lg 3 (chronique historique tps passé: narrateur expose EP origine du conflit, suite conséquences, tentatives résolution et absence de vrai résolution) lg 37 (contexte initial présent + passé composé : prolongement conflit, fait penser s'arrêtera jamais) fin.
• Ampleur conflit : 'guerre à mort, formidables puissances' (début) et 'guerre sanglante, empires' (fin)



2) Un conte philosophique où se mêle ironie et satyre :

a. Ironie :
• Nombreuses hyperboles : 'formidables, les + grâves, notre grand prophète...'
• '' antithèses : 'sous peines des sanctions les + graves de casser leurs ½ufs par le petit bout, préfère mourir plutôt que de céder et de casser leur ½ufs' : montre bien l'origine ridicule de cette guerre.
'Nous ont fait remontrances... d'avoir provoqué schisme' : intolérance, arbitraire injustifié de l'Eglise
• Marques de jugement : 'bien sûr, à mon humble avis...'
==> JS se moque du récit et des protagonistes en racontant avec légèreté alors que les faits sont graves et tragiques.

b. Satire :
• Traits caricaturaux : 'Gros-Boutiens'
• Des empereurs : parce qu'un empereur veut casser les ½ufs par le petit bout, tlm doit s'incliner. Ils agissent avec trop de légèreté (Caprice de roi)
• Des religieux : aggrave la situation par accusations au lieu d'y mettre fin, leur intolérance (sectes, schismes), se retire ensuite du prob (se sentant pas concerné)


Bilan :
• Conte philosophique, où évolue un monde irréel de fantaisie (noms, motifs de guerre) et d'exotisme (coran : monde musulman, île).
• JS fait prendre conscience nature humaine, fonctionnement société et utilise détour illustrant contexte historique du 18ème pour parler de son époque et critiquer les gens de la Cour et l'Eglise. (Idem Candide)
Art de raconter : éveiller réflexion implicite l'esprit d'intolérance, le déferlement de haine, l'incompétence des dirigeants hauts placés (fin suggère guerre finira jamais, absence de solution) ...
# Posté le jeudi 30 juin 2005 06:43
Modifié le jeudi 30 juin 2005 11:13