Avant propos

Avant propos
Pour être bien claire sur le contenu de ce blog :

Je vous offre une série de fiches de commentaires de textes que j'ai eu pour le bac. Disons que ça m'a bien aidé et je trouve égoïste de ne pas en faire profiter ceux qui recherchent un peu d'aide...

Ce blog existe depuis plus de quatre ans, du coup certains sites ou blogs on eu le temps de se servir et on retrouve mes commentaires un peu partout sur le net. Donc arrêtez de me dire que j'ai copié le commentaire d'un site, c'est l'inverse : j'ai entièrement écrit ces commentaires il y a quatre ans.

Sachez aussi que ces commentaires de texte sont le condensé de mes cours, de mes devoirs (justes) et aussi de quelques annexes trouvées par ci par là. Puisque tout le monde me le demande j'ai eu 17 au bac de français (écrit) dans la section ES.

Aussi les articles sont pris sous formes de notes rapides normalement assez faciles à déchiffrer. Laissez moi vos coms quand telle ou telle fiche vous a aidés ça me permettra de savoir si ce blog vaut le coup.

Voilà assez parlé et apprenez à aimer le français autant que je l'adore (si si c'est possible !).
Bonne visite

# Posté le jeudi 30 juin 2005 05:36

Modifié le dimanche 23 août 2009 05:14

La Préface des Fables de La Fontaine

La Préface des Fables de La Fontaine
La Préface des Fables de La Fontaine


Intro :
• La préface est une forme particulière d'essai (1ère personne qui prend position) pour s'adresser au lecteur, pour lui faire part de ses arguments, pour montrer que son livre vaut la peine et pour se défendre.
C'est donc un texte argumentatif qui pose la question : Quel est l'enjeu des fables ?
• Thèse : Ici, il défend la fable, considérée comme genre mineur, traditionnellement destinée aux enfants à son époque.


1) Convaincre : La Fontaine nous apporte des preuves
• Raisonnement analogique (comparaison), lg 23 : 'de même aussi'
Comparaison à la géométrie, point commun : par de petites choses on arrive aux plus grandes
• Raisonnement déductif, il compare la fable à d'autres genres importants (modèle dit indépassable) :
La Vérité s'adresse aux Hommes par le biais des paraboles de la Bible (sacrée), c'est un apologue.
Donc par syllogisme, la fable est porteuse de vérité et mérite la même considération
• Le recours à l'argument de vérité : référence à Platon qui donne plus de poids à sa thèse (épopée – estimée pour Platon)
• Comme les genres nobles, elle :
- amène sagesse et vertu (lg 9, 10, 24)
- simple à comprendre (lg 4)
- adaptée à l'esprit des enfants (lg18)


2) Persuader :
•Trois questions de rhétorique
•Répétition de l'impératif 'Dites' (lg 12, 14)
•Association avec le lait qui rend la fable aussi indispensable et donne l'idée d'avidité
•La Fontaine élargit au fil du texte le cercle des personnes qu'il veut faire adhérer à sa thèse :
Je => nous (je + lecteur même civilisation chrétienne) => on (tout le monde)


3) L'art de plaire en instruisant :
• La fable du renard et du bouc est utilisée comme exemple avec l'histoire de Crassus
• La Fontaine en déduit que la fable a plus d'effet sur l'enfant car elle a un aspect concret et une forme figurative allégorique. Elle se grave donc plus facilement dans l'esprit que l'idée abstraite qu'elle symbolise. C'est l'efficacité pédagogique de l'apologue : aspect plaisant et apport de leçon morale.


Bilan :
La Fontaine utilise l'implicite, c'est au lecteur de formuler sa propre pensé : plus efficace (syllogisme, rhétorique). Son habilité permet finalement à le convaincre.
« L'apologue est composé de deux parties, dont on peut appeler l'une le corps, l'autre l'âme. Le corps est la fable ; l'âme, la moralité. »

# Posté le jeudi 30 juin 2005 05:46

Modifié le dimanche 23 août 2009 05:18

Les fées de Charles Perrault

Les fées de Charles Perrault
Les fées de Charles Perrault


Intro :
Il s'agit d'un conte merveilleux qui nous projette dans un ailleurs spatial/temporel indéfini.
Il suscite le rêve tout en donnant une image des schémas sociaux/familiaux.
Il s'appuie ici sur une vision manichéenne (sans nuances, entière) entre bien et mal.


1) Une lecture symbolique :
• Indices spatio-temporels universels ('Il était une fois')
Peu de détails pour que le lecteur puisse les imaginer et une valeur symbolique qui donne de la profondeur au texte :
- La cuisine, logis : espace domestique, fermé où la cadette est prisonnière, au service des autres.
Famille déséquilibrée par l'absence du père
- demi lieue, fontaine : espace ouvert aux rencontres. L'eau = miroir, fontaine révèle véritable nature.
- bois, forêt : espace mystérieux, magique plutôt sombre et inquiétant.
Le pers y affronte les épreuves qui vont le révéler. Lieu de jugement
• La relation mère/marâtre permet au lecteur de se reconnaître aux situations,
Et s'identifier aux personnages peu décrits (archétype représentant un trait/caractère). Les prendra pour modèle.
• Amène l'enfant à penser que lui aussi connaîtra un renversement de situation où il finira heureux, c'est pourquoi il doit avoir certaines qualités.
Essaye d'apaiser les tensions, les questionnement, les réflexions de l'enfant.


2) Un schéma narratif au service de l'argumentation entre le bien et le mal :
• Perrault suit un fil conducteur reposant sur une comparaison : suites parallèles d'actions qui se répètent.
• Série d'antithèses : opposition du portrait entre les deux s½urs (orgueilleuse, désagréable /douceur, bonne honnête (belle : selon le code chrétien, une pers qui a des qualité)
Opposition des deux apparences de la fée, des situations d'épreuves... Pour opposer dans un but moral, la vision manichéenne entre le Bien et le Mal, la Bonté et la Méchanceté.
• Volonté didactique (d'enseigner) de Perrault. Elles ont presque les mêmes situations mais c'est le don et leur attitude face à lui qui les révèlent, les juge et les départagent. A la fin elles sont chassés toutes les deux (l'ainée meurt, la cadette vit heureuse) : vision chrétienne : chaque acte, attitude à sa juste appréciation.
Remarque : la ressemblance des deux filles avec la mère (pour l'ainée) ou père défunt (pour la cadette) : thématique profonde : elles doivent conquérir leur indépendance, autonomie. L'aînée n'y parvient pas car elle est trop attaché à sa mère


3) D'autres éléments de persuasion :
• Registre pathétique : ('Entre autre chose, pauvre, il fallait, grande, deux fois le jour, plein... ') cherche à inspirer de la pitié au lecteur.
• Champ lexical de la générosité ('ma bonne mère, belle fille, rinçant aussitôt, au + bel endroit...').

# Posté le jeudi 30 juin 2005 06:00

Modifié le dimanche 23 août 2009 05:24

Les animaux malades de la peste de La Fontaine

Les animaux malades de la peste de La Fontaine
Les animaux malades de la peste de Jean De La Fontaine


Intro :
• Fable distrayante, avec une description des circonstances, des pers, une richesse du dialogue. La Fontaine donne autant d'importance au récit qu'à la morale mais garde une visée satirique. On assiste ici à une démonstration de la loi sociale : la raison du plus fort.
• La fable amène une réflexion sur l'injustice à cause de la décision politique qui consiste à trouver un "bouc émissaire" dont le sacrifice sauvera la société du fléau qui l'accable.


1) Une fable habilement menée :

a. Un Préambule qui rappelle les récits mythologiques tragiques :
• Intrigue évoque tragédie d"¼dipe roi" (Sophocle) : Thèbes ravagée par peste, on recherche le coupable de ce châtiment divin.
• Épidémie : mal moins fréquent mais redouté, il garde des souvenirs terribles au 17ème. C'est une excellente crise pour l'observation des relations humaines.
• La peste est définie par deux appositions avant d'être nommée, ce qui crée une attente progressive, pressante en gradation.
• Registre dramatique :
- Allitération en r : « répand, terreur, guerre »
- Hyperbole, vocabulaire violent, rimes masculines (fureur, terreur) : dureté
- Idée du destin, non issue et Ciel ('Mal que le ciel en sa fureur. Inventa pour punir' : Dieu envoi un châtiment aux Hommes). Achéron connotation enfer, damnation, beaucoup de gens touchés)
- 'les tourterelles se fuyaient : symbole de l'amour'
• Évocation nostalgique (imparfait), d'un temps normal sans peste mais où le loup mange la douce et innocente proie. Le souvenir annonce le présage qu'on sacrifiera encore l'innocent.

b. Variété, diversité :
• Versification (rimes embrassées et longueurs irrégulières), accélération
• Alternance récit / discours : discours direct aux personnages importants, indirects aux autres
• Différentes tonalités (ironie, tragédie)

c. Des animaux qui font allusion aux Hommes et à leur relation :
- Cadre de la scène : procès tribunal (champ lexical de la justice), intervention : plaidoyer, réquisitoire (Prise de parole par ordre hiérarchique (du plus puissant au plus faible))
- Pers avec caractères personnels identifiables :
• Lion : roi, pouvoir, puissant, féroce, habile, intelligent, 'Le lion tint conseil': définit règles du jeu.
• Renard : ruse, flatte le roi, relativise péché du roi en les honorifiant
• Loup : beau parleur ('quelque peu clerc, prouva par sa harangue'), prononce le réquisitoire et accable l'âne pour ne pas avoir à s'accuser ensuite + insulte = cruauté (discours indirect libre)
• Tigre et Ours : puissance, représente la société aristocratique
• Âne : bêtise, naïveté, honnêteté => douce et innocente proie
• Dans le discours élogieux du renard les moutons sont les représentants du 'bas peuple', profondément méprisé, et que l'on peut impunément exploiter.


2) La différence d'éloquence du Lion et de l'Ane :

a. La stratégie du Lion :

Persuader :
• Rappelle le côté tragique/dramatique : affirme son autorité, rappelle qu'il est le représentant de Dieu
• Ton solennel, grave : donne majesté ('Ciel, nos péchés cette infortune, se sacrifie, céleste courroux')
• Ton familier 'Mes chers amis' : se place au même niveau de ses sujets pour les amadouer (en décalage avec sa noblesse de là on peut le suspecter d'hypocrisie).
• Jeu avec les pronoms : le 'je' le remet sa place royale : justifie ses propos qu'on ne peut le contredire car c'est le roi ; le 'nous' lui donne un rôle de porte parole : il agit pour collectivité ; le 'on' donne une vérité générale
• Modalisateurs (° d'adhésion de l'énonciateur à l'énoncé) : 'je crois que, peut-être, je pense', donne sagesse, n'impose rien pour faire croire que le débat est ouvert.
• Examen de conscience : il donne une image habile, manipulatrice : 'dévoré force mouton même parfois berger' : ses péchés le rendent cruel, féroce, sans scrupules
• Exagération amusée. 'Appétit de glouton, force moutons'
• Manie ironie: 'me dévouerai donc/s'il le faut': sous-entend qu'il ne le fera pas et invite les courtisans à s'y opposer.

Convaincre :
• Discours construit logiquement : lg 15 (il expose la situation) lg 20 (il invite les autres) lg 24 (il fait propre confession) lg 29 (il invite les autres) lg 33. Marqué par des connecteurs
• Avoue lui-même, donne l'exemple pour confession des autres (avec impératifs).
• Argument d'autorité (lg 21-22) : donne appui a son discours en prenant pour référence un fait historique
• Le dialogue interne à son discours (" Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense. " ).

b. L'intervention du Renard : Son habileté réside dans le "non-dit"
• On attend de lui un examen de conscience semblable, mais, en fin courtisan et conforme à la tradition du personnage, il s'en garde bien. Le renanrd se contente d'une éloge des plus flatteuses au Roi, par des expressions hyperboliques ('trop bon, scrupule, trop de délicatesse, leur fîtes beaucoup d'honneur').
• Sonorités grinçantes entre les assonances de i et les allitérations de s et r (sifflantes et vibrantes), confèrent au propos plus d'habileté encore.
• Arguments simplistes. il ne dit rien sur lui-même (absence 1ère personne), flatter lui permet de se faire oublier.

Remarque : "et flatteurs d'applaudir" : infinitif de narration, marque l'empressement des courtisans à suivre la règle du jeu : ils y ont intérêt !

c. L'échec de l'âne condamné d'avance :
• Par opposition à tous autres animaux cités, l'Âne n'est pas un prédateur. Psychologiquement naïf, il prend au sérieux le discours du Roi, ignore la règle du jeu des courtisans. Il est honnête, mais un peu ridicule dans son sérieux.
• Sa 1ère faute est de vouloir imiter les grands: "L'âne vint à son tour, et dit:" Il utilise la même structure de présentation du Lion.
• Mais absence de connecteurs : donc absence d'analyse de la situation, il se contente de raconter les faits d'un souvenir : naïveté
• Il se rend lui-même coupable (lg 54, d'avoir été tenté par le Diable)
• L'allusion au Diable et le pré de moines (les plus gros propriétaires fonciers de l'époque) ainsi que l'idée de gourmandise, intensifie sa faute du fait que se soit le Ciel qui se venge, donc c'est lui le coupable
• Ses paroles se déroulent dans climat apparemment serein, ouvert. L'âne, rassuré et naïf, parle franchement.
• La Fontaine ici n'a pas recherché de rupture, mais une harmonie entre le personnage et sa parole. L'âne parle comme il est, sans masque.
• Surprise : réaction commune et immédiate de la foule: "à ces mots on cria haro". Le bouc émissaire est trouvé, (même empressement et unanimité qu'au vers 43)

==> Celui qui va gagne, c'est le plus fort : celui qui a tout calculé, analysé, 'celui qui a force d'esprit' et 'pouvoir de parole'



3) Une scène critique de la justice et du pouvoir :
Si La Fontaine ne s'apitoie guère sur le sort de l'âne, il ironise sur la Cour et les puissants :

a. La justice est évoquée mais c'est davantage une satire des 'jugements de cour' :
• Lexique de la justice et de la religion (« expier, péché »)
• Scène représentant le tribunal (défilé à la barre des animaux)
• Solennité de la scène : vocabulaire hyperbolique, scène grandiose
• Rôle du loup : sorte d'avocat général qui dévoue l'Âne
• Justice du conseil qui ne juge pas le crime mais le rang social
• Injustice est soulignée et contrastée entre l'accumulation des crimes de sang et le crime de l'âne

b. Le fabuliste prend parti par ironie contre la cour aussi :
• Marques de jugement : 'douce et innocente proie' : allusion aux faibles et annonce de la suite pour l'Âne ; 'On n'osa trop approfondir', 'les moins pardonnables offenses', 'de petits Saints', 'tous les gens querelleurs', jusqu'aux simples matins' (antithèse)
• 'Sa peccadille (=petit péché, le loup dirait « crime abominable ») fut jugé un cas pendable' : opposition entre sa faute légère et sa conséquence tranchante ; 'Manger l'herbe d'autrui ! Quel crime abominable' => souligne l'injustice et sa mort pitoyable
• 'Un loup quelque peu clerc' : le narrateur dit savant pour sous-entendre cruel, ignoble


c. Bilan :
• La Fontaine est clairement contre les puissants et pour les faibles. Sa satyre attaque le fonctionnement de cette cour à son époque où les puissants s'attribuent tous les droits et n'en reconnaissent aucun aux faibles.
• Il ironise aussi sur leur hypocrisie, leur fait de feindre de se conformer à la morale, de faire un examen de conscience, mais qu'ils se dépêchent de s'exonérer ensuite de toute faute ;
• Raille aussi de la naïveté des petits, qui prennent au sérieux les discours du Roi, de la Cour et ne savent réagir contre l'injustice.
• L'ironie et les détour par des animaux permettent une protection car seul un destinataire attentif comprend critiques.


Conclusion :
La Fontaine utilise tous ses talents de conteur. Interventions successives de différents animaux, Lion, Renard puis Âne, tous représentant d'une classe sociale, constituent pour beaucoup à servir la morale. A la fin de la fable, il y a une ellipse avant la chute de la moralité : on ne sait si peste va disparaître avec le sacrifice de l'innocent mais qu'est donc la peste, sinon cette atmosphère empoisonnée de mensonges, de calculs, d'hypocrisies, de flatteries... où seule l'honnêteté est punie ?

# Posté le jeudi 30 juin 2005 06:21

Modifié le dimanche 23 août 2009 05:46

Les voyages de Gulliver de Jonathan Swift (épisode de la guerre)

Les voyages de Gulliver de Jonathan Swift (épisode de la guerre)
Les voyages de Gulliver de Jonathan Swift
(extrait : casser les ½ufs par le petit bout et guerre)


1) La dénonciation d'un processus :
• Le Rapport cause/conséquence logique débute par un motif futile et finit sur des conséquences tragiques (pertes humaines sérieuses (6 révoltes, exil des soulèvements, 11000 morts)).
• Départ au sein d'une famille impériale puis répercussion sur le peuple victime.
• Énorme décalage entre la guerre, les morts et les décisions prises ultérieurement (publication édit royal, interdiction livres (censure)) => les dirigeants ne sont pas touchés.
• C'est un mouvement général que personne ne peut arrêter, ni hommes, ni politiques, ni l'Église, ni les ambassadeurs, ni la Justice avec ses lois. Ils déclenchent puis amplifient eux-mêmes le conflit.

• Construction : début (contexte actuel présent) lg 3 (chronique historique au temps passé: narrateur expose l'origine du conflit, la suite de conséquences, les tentatives de résolution et l'absence de vrai résolution) lg 37 (contexte initial présent + passé composé : prolongement du conflit, fait penser qu'il ne s'arrêtera jamais) fin.
• Ampleur conflit : 'guerre à mort, formidables puissances' (début) et 'guerre sanglante, empires' (fin)



2) Un conte philosophique où se mêle ironie et satyre :

a. Ironie :
• Nombreuses hyperboles : 'formidables, les plus graves, notre grand prophète...'
• '' antithèses : 'sous peines des sanctions les plus graves de casser leurs ½ufs par le petit bout, préfère mourir plutôt que de céder et de casser leur ½ufs' : montre bien l'origine ridicule de cette guerre.
'Nous ont fait remontrances... d'avoir provoqué schisme' : intolérance, arbitraire injustifié de l'Église
• Marques de jugement : 'bien sûr, à mon humble avis...'
==> Swift se moque du récit et des protagonistes en racontant avec légèreté alors que les faits sont graves et tragiques.

b. Satire :
• Traits caricaturaux : 'Gros-Boutiens'
• Des empereurs : parce qu'un empereur veut casser les ½ufs par le petit bout, tout le monde doit s'incliner. Ils agissent avec trop de légèreté (Caprice de roi)
• Des religieux : aggrave la situation par des accusations au lieu d'y mettre fin, leur intolérance (sectes, schismes), se retire ensuite du problème (ne se sentant pas concernés)


Bilan :
• Conte philosophique, où évolue un monde irréel de fantaisie (noms, motifs de guerre) et d'exotisme (coran : monde musulman, île).
• Swift fait prendre conscience de la nature humaine, du fonctionnement de la Société et utilise un détour illustrant le contexte historique du 18ème pour parler de son époque et critiquer les gens de la Cour et l'Église. (Idem dans Candide)
Art de raconter : éveiller la réflexion implicite, l'esprit d'intolérance, le déferlement de haine, l'incompétence des dirigeants hauts placés (fin suggère que la guerre ne finira jamais, absence de solutions) ...

# Posté le jeudi 30 juin 2005 06:43

Modifié le dimanche 23 août 2009 05:53